TABLE RONDE ET MASTER CLASS

Cinéma portugais : un art, pas une industrie.

Lundi 21 janvier


19h
Fonction : Cinéma

Table ronde avec la participation de Miguel Gomes (Aquele querido mês de agosto, Tabu) João Pedro Rodrigues (O Fantasma, Alvorada Vermelha, A última vez que vi Macau ) João Guerra de Mata (Alvorada Vermelha, A última vez que vi Macau , O que arde cura) et Pedro Caldas (Guerra Civil).
Modération : Cyril Neyrat, critique.



« 1962 : Les Vertes Années, de Paulo Rocha, marque la naissance d'une nouvelle vague portugaise. Depuis, un des plus petits pays d'Europe n'a cessé de produire un des meilleurs cinémas du monde. Aujourd'hui, de nouveaux auteurs ont pris la relève des Oliveira, Rocha, Lopes, Reis, Monteiro, Costa. Ils s'appellent Miguel Gomes, João Pedro Rodrigues, João Rui da Mata Guerra, Pedro Caldas. Ils ne constituent aucune vague, aucun groupe, car la beauté du cinéma portugais a toujours résidé dans la singularité de tempéraments originaux et solitaires. Malgré sa reconnaissance internationale (succès publics et nombreux prix dans les grands festivals), il est régulièrement attaqué au Portugal. La crise économique a accentué la pression, un combat a été engagé pour préserver les conditions de son indépendance contre les tenants de l'industrie et les sirènes du populisme néo-libéral. Les cinéastes présents à cette table ronde sont en première ligne de ce combat. Nous essaierons de comprendre, avec eux, ce qui fait la grandeur de leur cinéma portugais, mais aussi sa fragilité, et pourquoi et comment il doit être défendu. »
Cyril Neyrat.

Cyril Neyrat est critique, essayiste, enseignant cinéma à la HEAD de Genève, rédacteur en chef de la revue Vertigo, il dirige aujourd'hui les éditions Independencia. Dernier ouvrage paru : Au pied du mont Tabou. Le cinéma de Miguel Gomes. Entretiens avec Cyril Neyrat (Independencia, 2012)
www.independencia-societe.com/actualites/au-pied-du-mont-tabou-2

Spread the fire – Burning Head Kim Kyung-mook

Mardi 22 janvier


19h
Fonction : Cinéma

Master Class Kim Kyung-mook (Me and Doll-playing, A Cheonggyecheon Dog, Faceless Things et Stateless Things).
Modération : Bastian Meiresonne, spécialiste du cinéma asiatique.



« Pendant que la planète entière se trémousse sur le rythme entêtant du GANGNAM Style, les coréens – eux – se ruent dans les salles obscures pour exploser leur box-office (The Thieves, Masquerade, Wolf Boy); un succès imputable à la fois à l'industrie de divertissement locale extrêmement rôdée et à la belle dynamique des nombreux talents indépendants. C'est ainsi que des réalisateurs comme Jo Sung-hee (The end of the animal), Yoon Sung-Hyun (Bleak Night) ou Park Jung-bun (The Journals of Musan) se sont emparés du matériel numérique pour s'affranchir des demandes du capital et tourner des films personnels et provocants. Kim Kyung-mook est le dernier-né de ces nouveaux cinéastes de l'ère numérique. Placé à 18 ans par son père dans un hôpital psychiatrique pour "troubles comportementaux" (comprenez son orientation homosexuelle), le cinéma va lui servir de véritable catharsis. Il porte un regard profondément introspectif sur sa propre identité et sur celle de son entourage qui risque de donner le vertige à certains. »
Bastian Meiresonne

Troubles psychiques : quel chemin vers le rétablissement?

Mercredi 23 janvier


19h
Fonction : Cinéma

Table ronde organisée conjointement par l’association Le Relais et les « Journées de la Schizophrénie » (JdS). Avec la participation de Lyubov Arkus, réalisatrice (Anton's Right Here), d’Aline Thomas, personne concernée, Dr Fabrice Chantraine, chef de clinique, programme JADE (Jeunes adultes avec des troubles psychiques débutants), Dpt de psychiatrie adulte, HUG, Mme Aviva Dattell, une proche, membre de l’association Le Relais.
Modération : M. Jean Dambron, président de l’association Le Relais.



Les troubles psychiques font peur et les personnes concernées sont souvent victimes de stigmatisation. L’association genevoise Le Relais aide les familles de personnes souffrant de troubles psychiques et lutte contre cette discrimination.
Chaque année, Le Relais et d’autres associations Suisse-romandes organisent les « Journées de la Schizophrénie (JdS)» pour informer le public sur les maladies psychiques. En mars 2013, les « JdS » traiteront le thème « La schizophrénie se soigne ».
Le cinéma fait partie de la campagne. C’est pourquoi Le Relais s’associe avec Black Movie autour de la projection du film Anton's Right Here, qui montre les besoins et difficultés d’une personne souffrant de troubles psychiques. Un prix d’une valeur de 2'000.- sera remis à la réalisatrice par les JdS pour récompenser ce film qui contribue de manière remarquable à la déstigmatisation de la maladie psychique.
Cette table ronde est l’occasion de discuter des troubles psychiques et des possibilités de prises en charge qui existent localement.

http://www.info-schizophrenie.ch/
http://lerelais.ch/

Carlos Reygadas - L'amour pour la radicalité et pour la liberté

Vendredi 25 janvier


19h
Fonction : Cinéma

Master Class Carlos Reygadas (Post Tenebras Lux).
Modération : Jaime Rosales, réalisateur, scénariste et producteur de cinéma espagnol, auteur notamment de La Soledad.



« Le monde du cinéma est, à la fois, merveilleux et cruel. Merveilleux parce qu'il permet aux créateurs, aux cinéastes, de produire de la beauté avec ce qu'il y a de plus beau : le monde réel. La caméra enregistre puis reproduit la beauté du monde; la beauté de ses paysages; la beauté de ses créatures. Mais le monde du cinéma est cruel car il impose aux cinéastes des lois sévères : les lois du marché. Très peu de cinéastes sont libres et savent créer, à partir de leur liberté, une oeuvre unique et radicale. Carlos Reygadas en est un. »
Jaime Rosales