Black Movie
Festival International de films
indépendants, Genève
16-25.01.15

A voir et à penser

En lien avec les films de l’édition 2015, nous vous offrons de réfléchir, de rencontrer et d’échanger avec nos invités sur les sujets suivants :

Le cinéma vu par le documentariste Wang Bing lors de sa Master Class ; le graphisme dans les affiches japonaises des années 1960 et 1970 à l’occasion de l’exposition de l’ATG ; une réflexion autour de la peine de mort abordée dans le film Los años de Fierro ; et enfin un bilan provisoire de l’avancement des travaux et du financement de la salle de cinéma Guimbi que nous parrainons depuis ses débuts.

Conférence : Le film japonais indépendant des années 1960-1970 et son graphisme

Fonction:Cinéma
samedi 17.01.2015
19h
entrée libre

A l’occasion de l’exposition :

ART THEATRE GUILD – JAPAN
40 affiches de films, 1962 - 1982

Espace d'exposition Halle Nord
16.01.2015 - 25.01.2015
14h-20h tous les jours
entrée libre

Vendredi 16 janvier 18h
Vernissage
Samedi 17 janvier 16h
Visite commentée de l’exposition

Thuy-An Hoang et Xavier Erni, éditeurs de Poster Tribune, en collaboration avec le National film Center de Tokyo et le Festival Black Movie, proposent une sélection d’affiches de films de l’Art Theatre Guild (ATG), société japonaise de production et de distribution de films indépendants. Ces affiches, témoins de l’effervescence de la scène du cinéma underground des années 60 à 80, sont un riche patrimoine du cinéma japonais.

Fondée en 1961, l’ATG est initialement spécialisée dans la distribution de films étrangers, mais distribue à l’occasion des films japonais rejetés par les majors. Elle passe ensuite à la production et produit l’essentiel du cinéma indépendant japonais durant les années 1960. Elle occupe alors un rôle décisif dans la naissance de la nouvelle vague japonaise. A une période où les maisons de production imposent une standardisation commerciale de l’affiche de film au Japon, L’ATG engage de jeunes graphistes qui proposent une vision novatrice emplie d’une forte liberté artistique. Certains d’entre eux deviendront par la suite mondialement reconnus, tels que Kiyoshi Awazu, Tadanori Yokoo ou encore Akira Uno.

Une collection de 40 pièces originales généreusement prêtée par le National Film Center du Musée National d’Art Moderne de Tokyo. Le conservateur, M. Hidenori Okada, est invité à faire une visite guidée de l’exposition et à donner une conférence sur le sujet.

Ciné Guimbi : un écran pour Bobo-Dioulasso au Burkina Faso!

Fonction:Cinéma
mardi 20.01.2015
19h
entrée libre

Deux ans après avoir accompagné le démarrage de sensibilisation internationale concernant la réhabilitation du Ciné Guimbi, seule salle de cinéma dans une ville de près d’un million d’habitants, nous vous offrons la possibilité de rencontrer l’équipe qui est au cœur de l’action !

Ils vont vous présenter l’incroyable avancée du projet, qui en est au stade de la construction de la première salle, ainsi que les activités qui s’y dérouleront dès l’automne 2015.

Verrée offerte après la présentation.

Un condamné à mort ne s’est pas échappé

Fonction:Cinéma
mercredi 21.01.2015
19h
entrée libre

Avec Santiago Esteinou (réalisateur) et Alain Bovard (juriste). Modération : Benoît Perrier (journaliste).

Carlos Fierro est un condamné à mort, détenu en isolement, dans l’attente de l’application de sa peine depuis 32 ans. La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a assimilé à « un traitement inhumain » les peines incompressibles de prison à perpétuité. Elle a souligné que toute condamnation de prison à vie devait être assortie d’un mécanisme permettant au détenu de demander sa libération ou au moins un réexamen de son cas au bout d’un certain temps (plus de 20 ans de réclusion, par exemple.)

Selon un sondage récent du Huffington Post, 60% des Américains sont toujours favorables à la peine de mort et 32 états sur 50 la pratiquent encore, alors que son application concrète est en recul.

Ces questions seront évoquées autour du film Los años de Fierro, avec le réalisateur Santiago Esteinou et Alain Bovard, juriste auprès de la section suisse d’Amnesty International. Table ronde sera modérée par Benoit Perrier, journaliste à Espace 2 et au journal Le Courrier.

Master Class Wang Bing

Fonction:Cinéma
vendredi 23.01.2015
19h
entrée libre

« Ce que j’ai envie de filmer, je le filme. »
(Wang Bing, 24/07/2013).

«Une affirmation qui peut prêter à sourire au vu de la longueur de certaines des œuvres monumentales de Wang Bing, qui dépassent parfois la dizaine d’heures Crude Oil. Mais il s’agit également d’une remarque puissante de la part d’un cinéaste tournant au gré de ses obsessions, sans autorisation, sans se soucier d’aucun enjeu économique, ni de l’éventuelle censure qui pourrait le frapper.

En s’affranchissant ainsi des contraintes, Wang Bing laisse respirer sujet et personnages et se débarrasse du superflu pour saisir l’humain. Son œuvre monumentale a ainsi réussi à tracer la cartographie passionnante d’une nation tout aussi gigantesque en plein bouleversement : la Chine.

Les deux heures de notre master class pourraient sembler comme un grain de sable comparées à l’immensité de l’œuvre du cinéaste dans son ensemble, mais devraient suffire à donner quelques clés et cerner la richesse du travail de Wang Bing.»
B. Meiresonne