Black Movie
Festival international de films
indépendants, Genève

22-31.01.16
g

Conférences & Table ronde

En lien avec les films de l’édition 2016, nous vous offrons deux conférences et une table ronde pour poursuivre la réflexion que vous aurez peut-être entamée dans l’obscurité de la salle de cinéma.

Vous pourrez (re)découvrir le papa du cinéma africain Ousmane Sembene via la mémoire de Samba Gadjigo passeur de son oeuvre, en savoir plus sur Sion Sono ou encore sur l’influence de Lucian Pintilie sur le nouveau cinéma roumain.

Ousmane Sembene, le griot militant

Fonction:Cinéma
mardi 26.01.2016
19h
entrée libre

Conférence de Michel Amarger journaliste spécialiste du cinéma africain à RFI en présence de Samba Gadjigo, biographe officiel d’Ousmane Sembene et réalisateur du documentaire Sembene !, d’Alain Sembene, fils du réalisateur Ousmane Sembene et de Berni Goldblat, réalisateur et porteur du projet Ciné Guimbi.

« L’émergence de l’oeuvre de Ousmane Sembene (1923-2007) s’accomplit à l’heure des indépendances africaines dont elle est l’écho et le fer de lance. Cet auteur sénégalais entend défendre l’idée du progrès en écrivant en français, tout en valorisant les valeurs véhiculées par l’usage du wolof.

Ousmane Sembene est rebelle, au verbe haut et fort, mis au service du cinéma qu’il envisage comme une manière de toucher ses concitoyens. Cette idée inspire des films qui dénoncent les travers de la colonisation mais aussi ceux des sociétés africaines contemporaines.

Nous évoquerons son parcours en regard de ses fictions, fortement situées dans le temps et les terres africaines, dont l’esprit échappe aux catégorisations. En abordant la personnalité de ce griot militant, nous pourrons mieux cerner son impact sur les cinématographies africaines. »

Sion Sono, serial filmmaker

Fonction:Cinéma
mercredi 27.01.2016
19h
entrée libre

Conférence de Fabien Schneider, journaliste blogueur sur Modern Korean Cinema et Cinemasie, spécialiste des aspects sociaux et culturels du cinéma asiatique.

« N’importe qui prétendant faire de la poésie en montrant de façon gore un suicide collectif serait pris pour un hypocrite, si ce n’est un fou. Pourtant, c’est avec une telle scène que Sion Sono s’est fait un nom dans le monde entier. De la poésie avant-gardiste aux adaptations de mangas, du manifeste anti-nucléaire à la comédie musicale Rap, ce réalisateur semble prendre un malin plaisir à échapper à toute catégorisation. Et quand il nomme Babe 2, le cochon dans la ville comme son film préféré, difficile de savoir s’il faut le prendre sérieusement. Tant pis, nous allons quand même tenter l’exploration de la cinématographie de cet enfant terrible du cinéma japonais, pour mieux comprendre ses thèmes et ses paradoxes. »
Fabien Schneider

Table ronde : Lucian Pintilie et ses héritiers

Fonction:Cinéma
jeudi 28.01.2016
19h
entrée libre

C’est le succès en 2005 du film de Cristi Puiu La mort de Dante Lazarescu qui dévoile la nouvelle vague du cinéma romain. Remarqués notamment à Cannes, les noms de Puiu, Mungiu et Porumboiu, auteurs de premiers films à l’esthétique travaillée et aux scénarii incisifs, sont associés au renouveau fulgurant d’une cinématographie nationale qui était avant cela sur le point de disparaître. Quels sont, aujourd’hui, les enjeux et les problématiques propres à cette génération qui a grandi pendant les dernières années de la dictacture de Ceaușescu ? Quels sont les liens qu’elle entretient avec la figure tutélaire de Lucian Pintilie, qui a incarné à lui tout seul le cinéma de son pays pendant des décennies ? Ces questions seront abordées lors de cette table ronde modérée par la journaliste à la RTS Miruna Coca-Cozma invitant Andrei Cohn (Back Home) et Tudor Giurgiu (Why Me ?).