Un avenir radieux.
En 1926, Fritz Lang réalisait Metropolis, chef-d’œuvre d’anticipation dont l’intrigue se déroule en 2026 au sein d’un monde orchestré par de riches patrons qui exploitent des prolétaires dans des mégapoles-usines.
En 2026, le Festival Black Movie présente Délires orwelliens, Luttes en classe et (No) Futures, trois sections de films rassemblant des œuvres cinématographiques qui illustrent des futurs, analysent des États totalitaires, présagent du monde dans un avenir proche, parmi lesquelles se trouvent 11 pépites cultes ou classiques à (re)voir de toute urgence. Une manière de conjurer le sort – ô combien écrit – et de tenter de prendre un peu de hauteur, quitte à en rire.
Les 64 films, issus de de 39 pays différents, se répartissent aussi comme suit : Les braves dresse le portrait de femmes et d’hommes qui, pour défendre une cause, montent au créneau ; des arbres centenaires sont les héros de la Trilogie sylvestre ; on parcourt des territoires délaissés ou attaqués dans Un beau et triste monde ; Métamorphoses prend au pied de la lettre l’adage « Ce n’est pas la destination qui compte, c’est le voyage » ; On Air revient sur des affres du 7e art ; Love Streams dépeint l’amour familial sous toutes ses formes ; enfin, Exutoires jouissifs vous permet de lâcher prise de manière radicale une fois la nuit tombée.
Et pour les mômes, pitchounes, loulous, ainsi que pour les adultes qui ont gardé leur âme d’enfant, un sublime Petit Black Movie vous enchantera avec 40 perles récoltées à travers 34 pays, ainsi qu’avec un incontournable ciné-concert !
Trois tables rondes ainsi qu’une rencontre avec Sergei Loznitsa vous permettront de prolonger la réflexion initiée par les films.
Enfin, une fois la tête bien pleine et les mirettes émerveillées mais fatiguées, vous pourrez rejoindre les Nuits Blanches pour faire zouker votre corps jusqu’au bout de la nuit !
Il semblerait que demain ne nous appartienne plus… Alors vivons intensément le moment présent, bienvenue dans cette édition 2026 !
Maria Watzlawick